Kumano Jinja : un sanctuaire pas comme les autres

Lorsque l’on parle de temples et de sanctuaires nous vient tout de suite une image de monuments fait de bois et de tuiles. Pourtant, certains ont délaissés ces matériaux pour d’autres bien plus récents…

Un ovni qui détonne

Avec pas moins de 2000 temples et sanctuaires, Kyoto est une ville très garnie en la matière. Évidemment, tous n’ont pas un intérêt touristique, beaucoup ne sont que des lieux de culte de proximité sans originalité, sans ce petit truc qui les rendraient uniques. La plupart des gens n’en verront pourtant qu’une dizaine tout au plus, sur la centaine de sites intéressants. Les superstars comme le Kinkaku-ji, le Kiyomizu-dera et Fushimi-Inari, ou encore les populaires Ginkaku-ji et Heian Jingu trustent toute l’attention des touristes. Ce qui est sûr, c’est qu’ils ont tous en commun d’avoir été construit ou reconstruit à partir de bois.

En sortant des sentiers battus, il se peut que l’on tombe sur quelque chose d’intéressant, d’original, d’insolite ou encore de totalement inattendu. C’est ainsi qu’au détour d’une rue, se dressa devant moi un sanctuaire pas comme les autres, qui ne sera dans aucun guide, le Kumano Jinja. Et pour cause, au lieu du bois traditionnel, ce bâtiment est entièrement construit en béton armé, le tout en reprenant certains codes de « design » extérieur. En revanche, l’intérieur n’en reprend aucun et n’a rien à voir avec ce que l’on a l’habitude de voir. C’est résolument moderne et ça dénote encore plus ! Finalement, seul l’autel nous rappelle que l’on est bien dans un lieu de culte.

Le Kumano Jinja date de 1983, ce qui en fait probablement l’un des sanctuaire les plus récent de la ville, surtout à l’échelle de tous les autres multi-centenaires faits de bois. Perdu au milieu du quartier résidentiel de Kinugasa, il est surtout là pour répondre à un besoin des riverains. Quand au choix du béton armé, ça interloque au premier abord, puis finalement on ne le trouve pas si bizarre que ça. On a bien nous aussi des églises de béton en France. Donc après tout, pourquoi pas ! Les rares passants ont du trouver étrange que je m’attarde devant lui !

Maintenant, c’est clair que c’est petit, on en fait le tour en 2 minutes et on ne peut pas dire que ce soit un site à voir absolument. Il y a d’ailleurs peu de chances que vous tombiez sur lui durant votre séjour, surtout que votre temps est probablement compté et précieux. Mais si vous avez de la marge, et un minimum le sens de l’orientation, parcourir les rues de la ville à pied pour aller d’un site à un autre plutôt qu’en bus, peut parfois permettre de découvrir des choses inattendues, que personne ne regarde mais qui font aussi partie de ce tout qui constitue le Japon.

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